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La Bouteille de Bodrum

Le 16 mai dernier, le Hürriyet Daily News a annoncé qu'un flacon de médicaments en terracotta, vieux de 2300 ans, avait été exhumé à Bodrum (sur le site de l'antique ville grecque d'Halicarnasse) au sud-ouest de la Turquie.

Selon Ece Benli Bağcı, un chercheur du Musée d'Archéologie sous-marine de Bodrum, cette découverte est la première du genre sur l'ancien site Halicarnasse. Les archéologues ont néanmoins pu identifier le récipient en terre cuite en le comparant à des objets similaires trouvés à Priene (près de l'actuelle ville de Söke) et sur d'autres sites antiques voisins, mais aussi grâce à un cachet gravé sur le flacon, indiquant le nom du pharmacien d'origine. Les chercheurs turcs espèrent établir un lien entre le flacon de médicaments trouvé à Bodrum et l'école de médecine d'Hippocrate, la confrérie des Asclépiades, située sur l'île grecque de Cos.
Une mission de sauvetage archéologique à été mise en place, il y a quelques semaines, après la découverte d'anciens remparts sur un chantier de construction d'un immeuble, dans le centre de Bodrum. L'équipe de fouilles est dirigée par Ece Benli Bağcı et Bahadır Berkaya. Les archéologues ont également trouvé des canalisations d'eau et des fragments de cinq squelettes humains, dans des sarcophages en terracotta. Ceux-ci ont été datés de l'époque hellénistique, soit entre 330 et 30 avant l'ère chrétienne. Les cercueils étaient enchâssées dans les murs, près d'une source, dont la structure en plate-forme révèle un usage ancien. Les autorités administratives de Muğla devraient décider bientôt de la suite à donner à ses découvertes et de l'avenir du site archéologique.

Lorsque les Grecs anciens étaient souffrants, ils pensaient que les dieux en étaient responsables. L'épilepsie, par exemple, était considérée comme une maladie sacrée. Le remède consistait donc à se tourner, soit vers la divinité outragée, soit vers le dieu médecin Asclépios. Son principal lieu de culte était situé à Épidaure dont le sanctuaire date du début du 4ème siècle avant J.C. Les malades se rendaient au temple, payaient un droit d'entrée aux prêtres et passaient la nuit sur place, dans l'espoir que le dieu les visite en rêve et les guérissent. Néanmoins, au fil du temps, le pèlerinage jusqu'au temple du dieu guérisseur a cessé d'être l'unique option. Au cours du 4ème siècle avant J.C., les connaissances médicales et du corps humains se sont en effet développées. Hippocrate (vers 460 à 370 av. J.-C) est le premier médecin a rejeter la croyance selon laquelle les maladies doivent être attribuées à des forces surnaturelles. Sa Théorie des humeurs est l'une des bases de la médecine antique et, à la fin du 4ème siècle, s'ouvre l'ère de la médecine scientifique.

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Discussions
1 avis pour “La Bouteille de Bodrum”
  1. Etait-ce un médicament remboursé par la SS ??

    Par Tekiro | lundi 24 mai, 21:19
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