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Preuves médicales ? Aucunes. Autopsie ? Jamais pratiquée. Archives ? Perdues. Corps ? Disparu. Depuis sa mort, le 5 décembre 1791, le cas Mozart a engendré de nombreuses spéculations. Pour certains, il aurait été empoisonné à l'arsenic par les Franc-maçons ou par le musicien italien Antonio Salieri; pour les autres, il aurait été victime d'une maladie rénale infectieuse, de la maladie de Henoch-Schönlein ou d'une trichinose. Dans un article publié dans la revue Medical Problems of Performing Artists, en juin dernier, le Dr. William J. Dawson a répertoriées 118 hypothèses de décès, élaborées au fil des siècles.
On a toujours pensé que Quasimodo, le héros tragique de Notre-Dame de Paris, était né de l'imagination de Victor Hugo (1802-1885). Or, dans ses Mémoires, datées de la même période que le roman, le sculpteur britannique, Henry Sibson (1795-1870) mentionne un tailleur de pierre bossu qui travaillait comme lui dans la cathédrale. Ce document a été découvert dans le grenier d'une maison à Penzance en Cornouailles puis vendu à la Tate Gallery en 1999. Il est actuellement conservé dans les archives du musée d'art britannique.
Pendant plus de quatre siècles, la mort de François Ier de Médicis (1541-1587) et son épouse Bianca Cappello (1548-1587) a engendré de nombreuses spéculations. Ces membres du clan qui a dominé la Renaissance florentine ont-ils été empoissonnés ou ont-ils été victimes de la malaria ? Une équipe de chercheurs italiens prétend répondre à cette question dans la revue scientifique Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene.
Jusqu'à aujourd'hui, on ne connaissait l'aspect physique de Charlemagne (747–814) qu'à travers la description un tantinet hagiographique de son conseiller, Eginhard (vers 775-840). Or, selon un article paru en juillet dernier dans la revue scientifique Economics & Human Biology, un trio de chercheurs aurait rétabli la vérité sur le poids et la stature de l'empereur carolingien, grâce à l'examen d'un de ses tibias.
Au 19ème siècle, avec l'évolution des sciences médicales, il n'y a pas que les anatomistes qui soient tributaires du trafic de cadavres (cf Anatomistes et resurrectionnistes). Les tenants de la phrénologie, avides d'étudier les méandres des crânes humains, sont réduits aux mêmes exactions. Le problème étant de se procurer des sujets d'étude intéressants, à savoir de personnalités qui se sont génialement illustrées dans leurs domaines. Des compositeurs renommés tels qu'Haydn, Beethoven ou Mozart ont fait les frais de cet étrange fascination pour les têtes de morts, de même que le peindre Goya.
Au terme de trois ans de recherche, un groupe d'experts vient de démentir la théorie populaire selon laquelle, Charlemagne serait enterré dans l'atrium de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle en Allemagne. Cela fait, en effet, plus de 200 ans que les historiens tentent de résoudre le mystère de l'emplacement exact de sa sépulture.
Le 14 avril 1865, Abraham Lincoln trouve la mort lors d'une représentation au Théâtre Ford à Washington D.C. L'assassin du 16ème président des États-Unis, John Wilkes Booth, un sympathisant sudiste, s'introduit dans sa loge et lui tire une balle dans la nuque à bout portant. La question est : comment le meurtrier a-t-il pu réaliser son plan si facilement ?
L'Islande s'enorgueillit d'être le seul pays européen à connaître la date exacte d'arrivée de ses premiers colons. En effet, selon le prêtre Ari Thorgilsson (1067 / 1068 - 1148) ou Ari Le Savant, auteur de l’Íslendingabók (littéralement Livre des Islandais), deux Vikings venus de Norvège, Hjörleifur Hródmarsson et Ingólfur Arnarson, auraient débarqué pour la première fois en Islande en 874. Le Landnámabók (Livre de la colonisation), rédigé 3 à 4 siècles après les événements mentionnés, confirme cette légende.
Grâce à une courtoisie du professeur Peter Andersen de l'Université de Strasbourg, alias Vinilandicus, qui a bien voulu nous transmettre un résumé de ses travaux, cafeduweb poursuit son enquête dédiée à l'astronome danois, Tycho Brahe (1546-1601). Ces informations sont extraites de l'ouvrage de Peter Andersen, Kunstværket (Les oeuvres d'art), qui devrait être traduit prochainement en français et en anglais.
Dissimulé dans lieu rarement visité, le mémorial de l'église Sainte Marie à Warwick est un monument imposant quelque peu incongru dans le cadre qui l'accueille. Peu de touristes la visitent : peut-être quelques milliers chaque an. Une poignée d'entre eux ont sans doute entendu parler de son propriétaire, Fulke Greville (1554-1628). Cet aristocrate érudit, qui fut tour à tour espion et homme d'état, est aujourd'hui au cœur d'un mystère qui secoue le monde universitaire. Ami de Sir Philip Sidney, il était aussi un écrivain accompli... si talentueux qu'on le soupçonne d'être l'auteur de plusieurs pièces de Shakespeare.